Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 23:23

Sarawak flagSarawak is a Malaysian semi-autonomous state located on the island of Borneo ; it is also the largest state in Malaysia. Its main particularity relates to the main religion in Sarawak, which is not Islam but Christianity. Muslims are only 25% of population while Christians are estimated to be 43%. In this muslim country where choosing your religion is forbidden to legally designated muslims, this local religious situation makes Sarawak a place of freedom of thought - and freedom of speech. As the ruling coalition, Barisan Nasional, has been losing more and more states for some years, elections in Sarawak are closely observed. This is a very aggressive electoral campaign that says a lot about BN worries. Impressively enough, BN leaders are motivated by fear. One cannot feel any expression of interest (or even sympathy) for Sarawak culture and people. It is as if campaigning for Sarawak were a necessary evil.

Despite low-grade and below-the-waist attacks from the ruling politicians, it can be that the opposition party PKR win these elections. Nightmares of the dominant pro-Malay party UMNO and its coalition BN may well become a reality tomorrow night. Alea jacta est!

Par Brookes - Publié dans : Malaisie - Communauté : Asie
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 12:25

A Catholic weekly newspaper in Malaysia has been told to drop the use of the word "Allah" in its Malay language section if it wants to renew its publishing permit, a senior government official said Friday. The Herald, the organ of Malaysia's Catholic Church, has translated the word God as "Allah" but it is erroneous because Allah refers to the Muslim God, said Che Din Yusoff, a senior official at the Internal Security Ministry's publications control unit. "Christians cannot use the word Allah. It is only applicable to Muslims. Allah is only for the Muslim god. This is a design to confuse the Muslim people," Che Din told The Associated Press.

 

A newspaper quotes : "The weekly should instead, use the word "Tuhan" which is the general term for God, he said. Religious issues are extremely sensitive in Malaysia, where about 60 percent of the 27 million people are Malay Muslims. Ethnic Chinese, who follow Christianity and Buddhism, account for 25 percent of the population. Indians, who are mostly Hindus with a sprinkling of Christians and Muslims, are around 10 percent." Such an analysis is an issue in itself, as it shows how the media think in terms of race and religion. Indeed, race and religion is so intermingled in Malaysia that no individual freedom is possible : only community matters. If you are a Malay then you are muslim. No matter you believe or not, no matter you want to convert to another religion - an illegal move since apostasy (when one converts from Islam to Christianity, not the contrary!) remains forbidden. Then, a local version of apartheid is set up between bumiputera (the sons of earth and real landlords of Malaysia)on the one hand, and second class citizens (neither Malays nor muslims) on the other.

Regarding the so-called (religious) minorities, they have often complained that they don't have full freedom of religion even though the Constitution guarantees everybody the right to worship. The minorities cite the difficulty in obtaining permission to build their places of worship, and the Hindus have been particularly angered by the demolition of temples by government authorities in recent months. The Herald, which has a circulation of 12,000 copies for its members, publishes reports in four languages — English, Malay, Mandarin and Tamil.

 

The Rev. Lawrence Andrew, editor of the Herald, said the weekly's use of the word Allah was not intended to offend Muslims. "We follow the Bible. The Malay-language Bible uses Allah for God and Tuhan for Lord. In our prayers and in church during Malay mass, we use the word Allah," he told the AP. "This is not something new. The word Allah has been used in Malaysia for a long time. There is no confusion," he said.

Par Pandi Panda - Publié dans : Malaisie - Communauté : Asie
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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 14:54

Dans les textes, la Constitution de la Malaisie, tout en accordant à l'Islam  une place prédominante (art.3), garantit la liberté religieuse (art.11). Celle-ci inclut la liberté de professer, pratiquer et propager une religion et s'applique aux groupes comme aux individus, citoyens ou non. Cette liberté est toutefois limitée, non-seulement pour des motifs d'ordre public, de sante et de moralité, mais aussi et surtout du fait de l'Islam : l'article 11(4) interdit le prosélytisme envers les musulmans - plus pour des raisons d'ordre public que parce le texte serait d'inspiration islamique (ce qu'il n'est pas).

Dans les faits cependant, l'UMNO, parti malais au pouvoir, considère l'Islam comme partie intégrante de l'identité malaise. La suprématie de la "race malaise" - concept très officiellement et très fréquemment employé - passe par une défense jalouse des prérogatives de l'Islam (défense qui n'a rien de spirituelle mais qui est au contraire très politique : la religion étant ici clairement instrumentalisée par un pouvoir qui n'a rien de religieux).

La Malaisie est un pays fortement pluriethnique et plurireligieux. Le christianisme n'est pas anecdotique puisqu'il compte plus d'un million de fidèles, tous forcément non malais. L'Eglise catholique vient pourtant de subir une attaque virulente qui lui rappelle son statut irrémédiablement exogène aux yeux du pouvoir. L'affaire est née à cause de principal hebdomadaire catholique, The Herald. Le Herald est un journal édité en anglais et en malais. C'est l'autorisation de la diffusion de l'édition malaise qui est aujourd'hui remise en question. La langue malaise connaît deux mots pour désigner Dieu : Tuhan, qui est un terme générique et connoté, et Allah, qui vient bien sûr de l'arabe et qui désigne un Dieu-personne : disons que c'est le terme naturel aux religions monothéistes. Les textes chrétiens ne font pas exception et emploient le mot Allah.

Ce fait, qui n'est pas nouveau, est cependant devenu problématique dans le cas du Herald, et le gouvernement vient d'exiger que le Dieu des chrétiens change de nom, de Allah à Tuhan, parce qu'Allah est réservé à l'Islam et que son usage par les catholiques serait une insulte à l'Islam. L'autorisation de publier le Herald en malais est donc suspendue à cette épineuse question, qui peut friser l'anecdote grotesque.

Pour bien saisir le tragique de la situation, il faut se rappeler que l'arme favorite des gouvernements UMNO est l'ISA - Internal Security Act - qui permet la détention sans jugement pendant deux ans en cas de trouble à l'ordre public, d'atteinte à l'unité nationale et à la paix entre les "races". Tenir tête, c'est se mettre en position séditieuse et risquer d'être emprisonné par application de l'ISA. L'évêque de Kuala Lumpur Mgr Murphy Pakiam, à la tête de l'Eglise catholique en Malaisie, a pourtant courageusement décidé de tenir tête. Appuyée par une armada de juristes qui démontrent que le mot Allah est l'usage multiséculaire, et qu'il n'y a là aucune provocation contre l'Islam, elle intente une action qui sera jugée par la cour suprême.

Sur une telle question, on peut raisonnablement avoir une confiance limitée dans la cour suprême et l'application de la Constitution. Les deux alternatives probables de cette triste affaire sont l'interdiction de publication du journal en malais, et la mise en détention de Mgr Pakiam.

Ainsi va la liberté religieuse en Malaisie.

Par Peronito - Publié dans : Malaisie - Communauté : Asie
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 03:03

Les événements prennent à chaque heure qui passe un tour de plus en plus surréaliste dans l'état de Perak. Petit rappel des faits : depuis l'année dernière, le Perak est gouverné par la coalition d'opposition Pakatan Rakyat, conduite par le Parti Keadilan. L'état avait été gagné, ainsi que quatre autres, aux élections de l'année dernière, qui étaient un dur revers pour le coalition au pouvoir Barisan Nasional en Malaisie.

Il y a une dizaine de jours, un député Barisan Nasional du Perak, qui avait connu une disgrâce relative lors des élections internes de son parti, le quittait pour rejoindre la majorité PR. Quelques jours seulement après cette fuite, c'est trois élus de la coalition PR qui faisaient le mouvement inverse et rejoignait le Barisan Nasional. Le premier félon suivit le mouvement et revint dans son camp d'origine. A l'issue de ce mouvement +1 -3, Barisan Nasional devint tout à coup majoritaire dans l'état.

En Malaisie, où rien ne se passe simplement, l'affaire a vite pris le tour d'un grand scandale. Le fait même que des élus changent subitement de camp pour des raisons plus que douteuses rappelle combien la money politics a de beaux jours devant elle. Tout se négocie dans ce pays, en particulier les convictions politiques. Le peuple qui a voté se sent floué et méprise chaque jour un peu plus une classe politique incompétente et corrompue. L'élément nouveau est que le phénomène touche de plein fouet l'opposition montante, dont les divergences apparaissent au grand jour. Le chef de l'opposition, Anwar Ibrahim, auréolé jusqu'ici de son statut de victime du harcèlement judiciaire du régime, est extrêmement critiqué, car il a lui-même encouragé le petit jeu des défections en annonçant imprudemment pouvoir faire chuter le gouvernement fédéral grâce à de nombreuses défections (lesquelles n'ont pas eu lieu).

Le traitement de l'affaire même du Perak est surréaliste. Avant de trahir leur camp, deux des élus PR ont tout d'abord disparu pendant plusieurs jours. Pressentant les défections, leur parti a présenté les lettres de démissions qu'ils avaient pré-signées lors de leur élection. Lorsque les élus en question ont refait surface (et invoqué des raisons médicales simultanées), ils ont immédiatement contesté leur démission. La commission électorale n'a eu besoin que de quelques heures pour leur donner raison et rejeter les lettres.

Entre temps, le vice premier ministre Najib Tun Razak s'est empressé de fanfaronner et d'annoncer la reprise de l'état (dont la population, qui reste majoritairement hostile au BN, manifestait bruyamment). Le menteri besar, chef de l'assemblée et donc sorte de premier ministre de l'état de Perak, a alors réclamé la dissolution de l'assemblée auprès du sultan (car l'état de Perak est dirigé par un sultan). Najib est lui-aussi intervenu auprès du sultan pour confier le poste à un membre de la nouvelle majorité. Le sultan, que le principal quotidien singapourien s'est alors plus à décrire comme un juriste très respecté dans son état (avec une ironie toute singapourienne quand il s'agit des affaires de Malaisie), a refusé la dissolution et exigé la démission de Nizar Jamaluddin, le premier ministre de l'état sortant, faute de quoi le poste serait considéré comme vacant.

C'est ainsi que le Perak est désormais aux mains du Barisan Nasional. De la trahison d'élus aux grandes libertés par rapport à la loi qui ont été prises dans la gestion de la crise, la frustration et le désarroi sont très grands. Dans la plus navrante cocasserie, l'affaire des défections du Perak aura à la fois en lumière la médiocrité et la corruption de la classe politique et la toute puissance du pouvoir, tandis que l'opposition Pakatan Rakyat se retrouve désemparée, victime d'une stratégie catastrophique qui démontre combien elle est encore incapable d'assurer une relève digne de ce nom. Nous n'avons pas fini de nous désoler de la politique malaisienne.

Par Pandi Panda - Publié dans : Malaisie - Communauté : Asie
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 12:18

Perak Government collapsed today after three PR members of the state assembly left the ruling coalition. In a press conference that was held today in Putrajay, Deputy Prime Minister Najib announced that the defecting assemblymen would join Perak Barisan Nasional coalition, which gives it absolute majority : "I would like to inform that Perak BN now has the majority to form the state government. I will meet the Sultan to inform His Majesty officially", Najib said in a triumphant speech.

Ironically, few hours before Najib's press conference, Perak Menteri Besar Mohammad Nizar Jamaluddin (PR) had assured that PR Government was not at all about to collapse, in a declaration that sounds less like a misjudgement than like a piece of boulevard theater (Malaysian people are fond of this kind of political role-playing game).

The fact is the Pakatan Rakyat government reeled in shock as it made frantic last-minute attempts to stop the possible loss of Perak (that it won in last March's general election).

Unfortunately for the future of this country, cross-over and betrayals remain a very usual and common feature in Malaysian politics. For most of politicians, values and political involvement cannot resist money politics, personal relationships and friendships. It is no surprise then to know, that the two PR defectors were involved in corruption cases, while the third one, who had already one week ago left BN for PR after loosing some high position, changed his mind now BN is back to frontstage in Perak.

This humiliating episode also serves as a good lesson to Pakatan Rakyat coalition. Divergences in PR are strong, and for the coalition to incarnate a credible alternative way at federal level, they need to be solved first with humility a a common political agenda.

May the loss of Perak teach once for all sense of discipline and common good to Keadilan and its PR allies.

Par Pandi Panda - Publié dans : Asie du Sud-Est
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 15:51

Il y a une opposition en Malaisie. et dans ce pays pas très démocratique elle a vraiment fort à faire. La coalition d'oppositon s'appelle Pakatan Rakyat. Elle est en fait le reflet de la coalition au pouvoir :  une coalition hétéroclite dont l'actualité récente a montré que les composantes avaient bien du mal à parler d'une même voix. C'est un ancien deputy prime minister, Anwar Ibrahim, qui en est le chef de facto : Ibrahim était le successeur désigné de l'ancien premier ministre Mahatir lorsqu'il se brouilla violemment avec lui. Il fut remplacé par le pâle Abdullah Badawi et pris donc la tête des opposants. Mahatir en conçu un courroux inextinguible : Anwar fut accusé de sodomie, emprisonné, relaxé et actuellement sous le coup d'une autre accusation de sodomie. Ainsi sont les malais.

Au cours des deux dernières années, l'histoire de l'opposition fut cahotique, avec des hauts très hauts et des bas très bas. Ce fut d'abord le procès d'Anwar. A la (mauvaise) surprise du pouvoir, le procès très médiadique d'Anwar Ibrahim convainquit une majorité de malaisiens qu'il était totalement innocent - le coup monté l'ayant été un peu grossièrement! La deuxième accusation, en cours, a d'ailleurs tout récemment pris du plomb dans l'aile elle aussi, lorsqu'un des imams qui avait recueilli le témoignage sous serment de la victime putative a déclaré que le témoignage avait été dicté! L'imam en question a maintenant quelques ennuis, et plus vraiment d'emploi.

Au feuilleton judiciaire se superpose l'action politique, aussi animée. Les élections de l'année dernière ont été une sévère défaite (relative, quand même, car ils sont toujours majoritaires) pour Abdullah et le Barisan Nasional : plusieurs états de la fédération passèrent au mains de l'opposition, et Barisan Nasional a perdu la majorité des deux tiers à l'assemblée. Cette bombe à retardement explique d'ailleurs le départ précipité d'Abdullah le mois prochain. 

La coalition, moins raciste que le Barisan National aux partis purement ethniques, est néanmoins très divisée. Aux partis démocratiques est associé un parti islamique PAS, qui est assez puissant. Le mois dernier, une élection partielle dans la circonscription de Kuala Terengganu a ainsi vu la coalition l'emporter : elle présentait un candidat du PAS. Le candidat avait dans son programme le projet d'instaurer le hudud (si quelqu'un a une idée du genre grammatical de ce mot...), c'est à dire, en quelque sorte, les peines planchers prévues par le Coran pour le vol, l'adultère, l'apostasie, etc. C'est peu dire que cette nouvelle idée a ému le reste de la coalition d'opposition!

Dans ce gigantesque flou artistique, la politique malaisienne ne cesse de stagner médiocrement. Et les péripéties individuelles remplacent le débat. Dans le Perak, un des états passés à l'opposition, un élu de l'état vient ainsi de quitter l'UMNO (le principal parti, malais, du BN) pour rejoindre la majorité PK. L'élu venait de perdre un poste important. Cette semaine, la rumeur de deux nouvelles défections dans le sens inverse s'est répandue. Les deux transfuges soupçonnés ont d'abord disparu pendant cinq jours, au cours desquels leur lettre de démission, présignée au moment de l'élection, a été remise par leur parti. Leur réapparation avant-hier a donc ouvert une nouvelle polémique car les deux  députés (accessoirement éclaboussés dans un scandale de corruption) ont invoqué des raisons médicales, et font toujours mystère de leurs véritables intentions. On spécule déjà sur l'issue de l'affaire des lettres de démission présignées que les deux fugueurs contestent...

Vive le théâtre de boulevard!

Par Pandi Panda - Publié dans : Asie du Sud-Est
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 03:53

Il règne en Malaisie une ambiance de fin de règne assez confuse. Le premier ministre Abdullah Badawi, qui avait succédé à Mahatir (à la suite de la brouille de ce dernier avec Anwar Ibrahim) avait subi aux élections de mars dernier un revers douloureux. Contesté au sein de la coalition Barisan Nasional et même de son parti, il a proposé un plan de transition visant à céder la place au numéro deux du gouvernement, Najib. Mais l'échéance de 2010 que prévoit le plan n'a jamais fait un tabac parmi ses troupes et Pak Lah (ce petit surnom officiel et très paternaliste du premier ministre signifie "Oncle (Abdul)Lah") a finalement revu sa copie. Les deux décisions de repousser les élections internes du parti à mars prochain puis de ne pas être candidat aux élections en questions ont été successivement annoncées ces derniers jours, dans un suspense grand-guignolesque.

Dans ce contexte a ressurgi le débat au sujet de l'ISA, l'Internal Security Act. L'ISA consiste à placer en détention pour une période de deux ans au maximum, sans procès, toute personne qui menacerait la sécurité de la Malaisie ou provoquerait des tensions religieuses ou ethniques. Or le 16 septembre dernier une élue chinoise puis le rédacteur en chef d'un grand quotidien ont tous deux été placés en détention au titre de l'ISA. L'élue malaisienne chinoise Teresa Kok était accusée d'avoir voulu réduire le volume sonore du muezzin de la mosquée locale, et d'avoir refusé la mise en place de panneaux de signalisation en jawi, c'est à dire en langue malaise écrite en alphabet arabe. Après que quelques responsables religieux aient pris sa défense, Teresa Kok a fini par être libérée et intente un procès en diffamation. Tel n'est pas le cas du redacteur en chef de Malaysia Today. Il paie ses éditoriaux d'une mise en détention de deux ans et intente une procédure d'habeas corpus avec un espoir mesuré.

La fin de règne et les tensions au sujet de l'ISA rappellent combien la Malaisie est encore un régime autoritaire occupé à contenir les rivalités communautaires. Après vingt ans sous la férule de Mahatir, la politique d'ouverture et de libéralisation relative conduite par Abdullah reste largement inachevée.  Les tensions raciales et communautaires restent vives, et la place de l'Islam, très problématique, est un frein manifeste à la pleine émergence d'un sentiment national. La timide évolution initiée par Abdullah Badawi pourrait bien être remise en cause par son successeur Najib dès mars. C'est au fond cette crainte diffuse qui agite les Malaisiens aujourd'hui.

Par Pandi Panda - Publié dans : Asie du Sud-Est - Communauté : Asie
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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /Juil /2008 17:57

La Mongolie fait rarement parler d'elle. Le président mongol Nambariin Enkhbayar a décrété la semaine dernière l'état de siège à Oulan-Bator, jusqu'à hier soir. Alors que les ex-communistes du parti populaire révolutionnaire mongol avaient revendiqué la victoire aux législatives de samedi dernier avant l'annonce des résultats officiels, d'importants mouvements de protestations ont agité la capitale et causé, entre autres, l'incendie du siège du PPRM. Après les ravages du communisme dans ce pays encore pauvre mais désormais paisible, le spectre d'un retour à l'ancien régime est terrifiant.

Le ministre de la justice a annoncé cinq morts et plusieurs centaines de blessés. La situation semble, depuis, être revenue au calme.

Par Rubroeck - Publié dans : Asie des steppes
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